Le 28 mars est la journée de sensibilisation à l’endométriose, une maladie gynécologique chronique qui touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer. Cette journée est l’occasion de mieux informer le public sur une pathologie encore trop souvent méconnue et diagnostiquée tardivement.
Les douleurs menstruelles importantes ou les douleurs pelviennes sont encore parfois banalisées, alors qu’elles peuvent être le signe d’une endométriose. Pourtant, un diagnostic précoce permet souvent d’améliorer la prise en charge et l’accompagnement des patientes.
Dans cet article, nous allons voir :
- les 5D de l’endométriose
- quand en parler à un professionnel de santé
- comment l’ostéopathie peut accompagner les douleurs associées
Les 5D de l’endométriose : des signes à ne pas banaliser
Certains symptômes sont particulièrement évocateurs d’une endométriose. On parle parfois des “5D” pour les regrouper.
1. Dysménorrhée (règles très douloureuses)
Les dysménorrhées correspondent à des règles très douloureuses.
Ces douleurs peuvent :
- apparaître avant les règles
- durer plusieurs jours
- irradier dans le bas du dos ou les jambes
Lorsque ces douleurs deviennent invalidantes et empêchent les activités quotidiennes, elles ne doivent pas être considérées comme normales.
2. Dyspareunie (douleurs pendant les rapports)
La dyspareunie correspond à des douleurs pendant les rapports sexuels.
Elle peut être ressentie :
- en profondeur dans le bassin
- pendant ou après les rapports
Ces douleurs peuvent être liées à certaines localisations des lésions ou à des tensions importantes dans le bassin.
3. Douleur à la défécation
Certaines femmes présentent des douleurs lors de la défécation, en particulier pendant les règles.
Elles peuvent s’accompagner de :
- douleurs intestinales
- ballonnements
- diarrhée ou constipation
Lorsque ces troubles sont cycliques et liés au cycle menstruel, ils peuvent évoquer une endométriose.
4. Douleur à la miction
Des douleurs urinaires peuvent apparaître, notamment pendant les règles.
Elles peuvent se traduire par :
- des brûlures urinaires
- une gêne à la miction
- une sensation de pression pelvienne
Ces symptômes peuvent être liés à une atteinte des structures urinaires dans certaines formes d’endométriose.
5. Douleur pelvienne chronique
La douleur pelvienne chronique correspond à une douleur persistante dans le bas-ventre ou le bassin, en dehors des règles.
Elle peut être :
- diffuse ou localisée
- permanente ou par crises
- associée à une sensation de tension ou de pesanteur
Ces douleurs peuvent être liées à l’inflammation ou aux adhérences associées à l’endométriose.
Quand consulter un professionnel de santé ?
Si vous présentez plusieurs de ces symptômes, il peut être utile d’en parler à un médecin, un gynécologue ou une sage-femme.
Le diagnostic repose généralement sur :
- l’examen clinique
- l’échographie spécialisée
- parfois une IRM
Un diagnostic précoce permet souvent de mettre en place une prise en charge adaptée et d’améliorer la qualité de vie.
Ostéopathie et endométriose : un accompagnement complémentaire
L’ostéopathie ne traite pas l’endométriose elle-même, mais elle peut aider à soulager certaines douleurs associées et améliorer le confort au quotidien.
Le travail ostéopathique peut notamment agir sur :
- les tensions du bassin et du sacrum
- la mobilité des organes pelviens
- les tensions musculaires et ligamentaires
- l’équilibre global du corps
L’ostéopathie s’intègre dans une prise en charge globale et pluridisciplinaire, en complément du suivi médical.
Ostéopathe endométriose à Saint-Alban et Daux
Je consulte en tant qu’ostéopathe à Saint-Alban et à Daux, près de Castelginest, Aucamville, Bruguières, Mondonville et Aussonne, pour accompagner les femmes souffrant de douleurs pelviennes, lombaires ou de troubles liés au cycle.
Si vous souhaitez préparer votre venue, vous pouvez consulter la page consultation d’ostéopathie.
Pour aller plus loin
Pour en savoir plus sur l’endométriose et les ressources disponibles :
Ces structures proposent information, accompagnement des patientes et orientation vers des professionnels de santé spécialisés.
À retenir : les “5D” (dysménorrhée, dyspareunie, douleurs à la défécation, à la miction et douleurs pelviennes chroniques) sont des signes à ne pas banaliser. En parler à un professionnel de santé permet d’envisager un diagnostic et un accompagnement adapté.
